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La continuité écologique un enjeu pour la qualité des cours d’eau en Ariège

 
 
La continuité écologique un enjeu pour la qualité des cours d’eau en Ariège

La rivière Ariège constitue un enjeu majeur en matière de restauration de la circulation des poissons jusqu’en aval du barrage de Labarre sur 80 kms de cours d’eau. Sur ce tronçon qui présente un intérêt prioritaire pour les poissons migrateurs notamment le saumon atlantique, il s’agit de favoriser la dévalaison des jeunes saumons en réduisant leur mortalité au niveau des centrales hydroélectriques et de faciliter l’accès des géniteurs aux zones de frayères lors de leur migration de montaison.

Les solutions proposées consistent notamment à équiper les centrales de dispositifs de franchissement pour les poissons. Ces opérations de mise en conformité des ouvrages au titre de la continuité écologique point-clé pour la réintroduction du saumon sur la riviè Re Ariège, bénéficient d’un soutien technique et financier des services de l’État, de l’ Agence de l’Eau Adour-Garonne, des associations et des syndicats de rivières.

La préfète Chantal Mauchet accompagnée de l’ensemble des partenaires, a visité les centrales concernées, le 4 septembre 2019. Au cours de ce déplacement en présence des partenaires de l'Agence de l'eau Adour-Garonne, des collectivités locales concernées, d'EDF, de l'association Migado, du groupe Ondulia, ont été présenté les enjeux de la continuité écologique, le programme de réintroduction du saumon atlantique et les travaux menés sur les ouvrages.

La continuité écologique qui garantit le passage des poissons et des sédiments à travers les cours d’eau est un enjeu environnemental important.

Afin de permettre une reconquête de ces écosystèmes les solutions proposées consistent à équiper les ouvrages de dispositifs de franchissement pour le poisson, à adapter la gestion des ouvrages pour assurer un meilleur transit sédimentaire et à réserver la solution de l’effacement aux ouvrages sans aucun usage et souvent dans un état de dégradation avancée.

Ces opérations bénéficient d’un soutien technique et financier de la part des services de l’État, de ses établissements publics (Agence de l’Eau Adour Garonne et AFB notamment) et des syndicats de rivières ou des nouvelles structures gémapiennes pour la prise en charge et la réalisation des études, la réalisation des travaux et le suivi des chantiers.

Zoom sur l’axe Ariège

à l’aval de Labarre dans le département de l’Ariège

L’Ariège cours d’eau à forts enjeux bénéficie de plusieurs classements environnementaux (Arrêtés de Biotope, site Natura 2000, Liste 1 et 2 au titre du L214-17, Liste 1 frayère).

Au titre de Natura 2000, la rivière Ariège est identifiée avec un enjeu majeur de restauration de la circulation piscicole sur la rivière, jusqu’en aval du barrage de Labarre soit 80 km de cours d’eau.

Ce tronçon présente un intérêt prioritaire pour les poissons migrateurs notamment pour le saumon atlantique.

Deux objectifs ciblés

Favoriser la dévalaison des jeunes saumons (smolts) en réduisant leur mortalité au niveau des centrales hydroélectriques, et  l’accès des géniteurs aux zones de frayères dans les meilleures conditions en facilitant la migration de montaison.

8 ouvrages concernés Centrale du vieux moulin (St jean de Verges – privé) Centrales de Crampagna (à Crampagna), de Las Rives (St jean de Verges/Varilhes), De Las Mijeannes (Rieux de Pelleport) et de Guilhot ( Bénagues) gérées par un privé SHEMA SA (groupe Ondulia) Seuil du Foulon (Pamiers – mairie ) Centrale de Pébernat (Pamiers/ Le Vernet – EdF ) Centrales du Battant et usine Rive gauche (Saverdun – RME de Saverdun )

S’y ajoutent à l’aval dans la partie haut-garonnaise les centrales du moulin de la ville et du moulin du ramier (Auterive,) et la centrale de Grépiac.Cette demi-journée prévoit de visiter les ouvrages sur les centrales de Saverdun, Pébernat, du Foulon et de las Rives.

Les gestionnaires des centrales ont effectué ces mises en conformité soit individuellement comme la centrale du Vieux Moulin ou de Pébernat, soit collectivement pour les autres ouvrages .

4 M€ de travaux pour les ouvrages ariégeois financés à hauteur de 3 M€ par l’Agence de l’eau

S’appuyant sur un diagnostic des différents obstacles porté par la fédération départementale de pêche d’Ariège, sur la programmation d’investissements d’optimisation énergétique pour les hydroélectriciens et la volonté de l’agence de l’eau d’organiser des opérations ambitieuses sur la continuité écologique, l’ensemble des acteurs (direction départementale des territoires, Agence AFB, Migado, collectivités, propriétaires…) se sont accordés pour engager une opération coordonnée de reconquête de la continuité écologique sur l’Ariège aval.

Une association syndicale libre « Rivière Ariège », présidée par le maire de Saverdun et regroupant les propriétaires privés et publics, a été créée en 2011 pour assurer la continuité de l’opération coordonnée sur la durée des travaux.

Une convention-cadre, liant l’association syndicale libre à l’agence de l’eau, a engagé solidairement les propriétaires pour réaliser les travaux dans un délai contraint et validé collectivement. L’objectif était d’équiper 10 seuils sur le linéaire de la rivière Ariège, dont 7 ouvrages situés sur le département de l’Ariège.

Les travaux ont débuté en 2012, permettant d’améliorer la dévalaison, la montaison et le transport sédimentaire sur les ouvrages. Fin 2016, la totalité des travaux ont été terminés pour les ouvrages présents sur le département de l’Ariège, respectant ainsi les objectifs fixés dans la convention. Avec les travaux engagés parallèlement sur l’usine Edf de Pebernat, l’objectif de rétablissement de la continuité écologique de l’Ariège, de la Garonne à Foix, sera atteint, et permettra de respecter la réglementation en lien avec le classement de l’Ariège en liste 2.

L’agence de l’eau aura accompagné financièrement l’ensemble des acteurs hydroélectriques et publics pour mener à bien cette opération et maintenir les populations de poissons migrateurs sur cet axe majeur que représente la rivière Ariège. Avec des investissements représentant plus de 9 M€ de travaux, l’Agence aura mobilisé près de 5 M€ d’aides, dont plus de 3 M€ sur les ouvrages situés sur le département de l’Ariège.

Améliorer la continuité écologique un point clé pour la réintroduction du saumon en Ariège

Depuis le début des années 2000, l’Association MIGADO assure, en partenariat avec l’Agence Française pour la Biodiversité et avec des financements de la Communauté Européenne (fonds FEDERFonds européen de développement régional) et de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, la restauration du saumon atlantique sur le bassin de la Garonne.

Les actions de repeuplement menées sur la Garonne, la Neste et l’Ariège ont permis au saumon d’être à nouveau présent sur le bassin. En moyenne 150 saumons adultes sont comptabilisés chaque année au niveau de la station de contrôle des poissons migrateurs de Golfech. Le bilan du programme de restauration réalisé en 2018 a conclu à des résultats très encourageants.

Après avoir été déployé sur l’ensemble du bassin de la Garonne et suite aux efforts entrepris pour améliorer les conditions de migrations au niveau des aménagements hydroélectriques présents sur l’axe Ariège, la restauration du saumon va être recentrée sur la rivière Ariège.La finalité patrimoniale du programme sur le territoire de l’Ariège a pour objectif d’aboutir rapidement à une population naturelle constituée d’un effectif viable génétiquement.

Plusieurs actions vont être mises en place:  Poursuite du repeuplement sur l’Ariège et arrêt progressif sur la Garonne amont et la Neste et Transfert des géniteurs depuis le piège de Golfech directement sur les frayères de l’Ariège pour favoriser la reproduction naturelle.Réalisation d’études pour préciser les conditions de migrations sur la Garonne moyenne entre Golfech et Toulouse.

L’Ariège dispose, en termes d’habitat, d’un fort potentiel de zones de reproduction de bonne qualité pour le saumon. Elle est donc naturellement utilisée dans le cadre de la politique de restauration des espèces migratrices, notamment pour le repeuplement en saumon atlantique.

En 2017, les habitats repeuplés représentaient 35 ha pour l’Ariège.Sur l’axe Ariège en aval de Labarre, on pouvait ainsi estimer que les habitats étaient exploités à 72 % de leur capacité, dans la partie Barrage de Pébernat – Auterive, et à 39 % de leur capacité dans la partie Labarre – Pébernat. Sur l’Ariège, 42 points de déversement ont été utilisés pour 103 390 alevins et 209 090 pré-estivaux repeuplés entre Labarre et l’aval de Cintegabelle et 1750 tacons 1+ mis à l’eau en aval de Cintegabelle

Le dossier de presse

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