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Secours en montagne le PGHM en première ligne

 
 
Secours en montagne le PGHM en première ligne

En ce début de saison hivernale, le commandant de groupement de gendarmerie a accueilli  la préfète de l’Ariège et le procureur de la République à Savignac-les-Ormeaux le 4 décembre dernier pour un exercice de secours en montagne.

Le peloton de gendarmerie de haute-montagne de Savignac-les-Ormeaux composé d'un officier, de treize sous-officiers, de trois gendarmes adjoints volontaires et des chiens malinois Hanky et Sony, forme une équipe solide de gendarmes-secouristes, spécialistes de l’intervention en montagne, portant assistance et secours aux personnes en danger 24h/24h tout au long de l’année. Ces interventions, pour une bonne part réalisées par voie aérienne, bénéficient en outre de l’appui du détachement aérien de la gendarmerie installé à l’aérodrome des Pujols à Pamiers.

Pour mener à bien leurs missions et apporter des réponses adaptées à chaque situation de secours, les membres du PGHM s’entraînent en permanence pour maintenir un très haut niveau de technicité dans toutes les disciplines de la montagne.

En ce début de saison hivernale, le commandant de groupement de gendarmerie accueille la préfète de l’Ariège et le procureur de la République à Savignac-les-Ormeaux le 4 décembre 2019 à 15 h 00, pour un exercice de secours en montagne, au cours duquel seront déployés les moyens utilisés par le PGHM, incluant notamment une séquence d’hélitreuillage.

Le PGHM : une équipe de professionnels du secours en montagne

Les gendarmes‑secouristes qui composent l’équipe du PGHM de Savignac-les-Ormeaux, tous officiers de police judiciaire, sont affectés en unités opérationnelles au terme de sélections et de formations de haut niveau d’une durée de 36 à 43 semaines, destinées à les rendre performants et autonomes sur l’ensemble des opérations de sécurité que leur confie la gendarmerie. Ils détiennent pour la plupart le statuts d’expert que confèrent les brevets d’État de guide de haute-montagne, de ski et de canyonisme pour ce qui relève de la pratique de la montagne, et de diplôme de formateur aux premiers secours .

Le PGHM09 compte actuellement dans ses rangs 8 brevetés d’État : 3 d’alpinisme, 1 de ski alpin, 2 de canyon, 1 d’acompagnateur en moyenne montagne, 1 de maître-nageur sauveteur, 4 formateurs aux premiers secous, deux équipes cynophiles piste‑avalanche dont la spécialité est la recherche de personnes disparues ou avalanchées. Les gendarmes adjoints-volontaires sont quant à eux formés en interne au niveau élémentaire montagne ainsi qu’aux premiers secours en équipe niveau 2 destinée à épauler leurs camarades sous‑officiers et constituent le viviers des gendarmes de montagne de demain.

Le détachement aérien de la gendarmerie des Pujols, armé d’un hélicoptère EC145, comprend 3 pilotes et 4 mécaniciens de bord treuillistes qualifiés montagne aux ordres d’un officier commandant de détachement. Après sélection pour chacun d’entre eux, les pilotes sont qualifiés montagne au terme de 5 stages de 15 jours, deux semaines pour les mécaniciens, et tous suivent un stage de survie en montagne. Cette unité compte par ailleurs en ses rangs 1 moniteur pilote montagne et 1 instructeur mécanicien de bord.

Chaque jour, la réponse opérationnelle de la gendarmerie est assurée a minima par un binôme de première alerte au pied de l’hélicoptère, ainsi que deux binômes de seconde et troisième alerte dont une équipe cynophile. Le groupement de gendarmerie départementale de l’Ariège peut renforcer l’action du PGHM avec son "groupe montagne gendarmerie" composé de 25 militaires des unités du département ainsi que de l’équipe cynophile piste‑avalanche de Castillon‑en‑Couserans. Unique unité constituée de secours en montagne du département, le PGHM a pour mission d’intervenir en montagne et en tout lieu difficile d’accès, en toutes circonstances, 24 heures sur 24, toute l’année, pour porter assistance à toute victime d’accident, personne en détresse, ou perdue.

Si la mission la plus connue du PGHM est le secours à personne en montagne, il n’en reste pas moins une unité de gendarmerie à part entière, en charge de missions propres ou concourant à l’action des autres unités du département comme des autres services de l’État.

Outre l’entraînement constant à la pratique experte de la montagne, aux techniques de secours et de secourisme, le PGHM 09 est pleinement engagé dans la police de sécurité du quotidien composée de quatre missions principales :

  • Prévention au profit des usagers : touristes : journées nationales sécurité en stations de ski, scolaires : visites du peloton, professionnels de la montagne : gardiens de refuges, pâtres et vachers en formation, formation continue des B), secteur médical : élèves infirmiers, médecins.
  • Contact visibilité de la présence de l’État et service public au plus profond des territoires, renseignement, partenariats et coproduction de sécurité, image et communication.
  • Investigation missions de police administrative et judiciaire, contrôle des activités professionnelles et spécifiques, lutte contre le travail illégal et les trafics, enquêtes en milieu d’accès difficile, expertises au profit des magistrats, atteintes à l’environnement et à la santé publique.
  • Intervention missions de police administrative, ordre public, sécurisation de sites, immigration, secours et assistance aux personnes, recherches, gestion de crise, judiciaire, délinquance, trafics, appui opérationnel, recherches, et missions de défense, concours aux forces armées, surveillances frontalières.

Le PGHM de l’Ariège a effectué 278 interventions en 2018 au profit de 317 victimes, dont 14 décédées, 172 blessés et 131 indemnes. 204 opérations ont nécessité l’emploi de l’hélicoptère alors que 74 ont été conduites par voie terrestre

Présentation de l'exercice

La gendarmerie concourt aux missions de sécurité civile, et ses unités spécialisées assurent le secours d’urgence aux personnes victimes d’accident, de sinistre ou de catastrophe, en milieu montagne ou d’accès difficile, ainsi que leur évacuation.

L’exercice mené aujourd’hui illustre 85 % des missions réalisées par le tandem PGHM/DAG 09, avec le concours, selon les périodes de l’année et pour les cas les plus graves, des médecins du SAMUService d'aide médicale urgente 09.

Le secours en montagne se caractérise souvent par la rudesse des conditions climatiques et météorologiques, l’hostilité du milieu, les conditions d’accès difficiles, les aléas de l’altitude, la verticalité, la spécificité du vecteur aérien et la mise en œuvre de techniques spécifiques. Toutes ces contraintes obligent souvent à intervenir en nombre réduit et dans un temps restreint pour s’assurer d’un maximum de sécurité.

Les missions médicalisées héliportées de secours en montagne s’effectuent dans la majorité des cas en équipe de 3 personnes (2 sauveteurs secouristes + 1 médecin) qui s’ajoutent aux personnels navigants. Modèle faisant consensus en Europe, les 3/4 des bases secours en montagne fonctionnent selon ce schéma (source étude réalisée en 2005 par la commission médicale de la CISA ICAR − société internationale du secours en montagne).

Objectif de l'exercice

Travailler la technique de récupération héliportée simple d’une victime indemne ou légèrement blessée dans un environ montagne raide interdisant un accès direct via le vecteur aérien.

Le scénario

Deux marcheurs font une boucle de randonnée au départ de Perles et Castelet en passant par la Jasse de Girèys pour revenir vers la vallée de Savignac. Sur la crête de la Sourde, ils perdent le sentier en pleine forêt et décident de rejoindre, au plus vite la vallée, en descendant plein Nord. Durant cette descente raide, l’un d’eux se tord le genou droit rendant sa progression trèsdifficile. Finalement, ils s’arrêtent au dessus d’une barre rocheuse. Ne pouvant plus descendre, ni remonter, ils sont maintenant bloqués. Ils transmettent l’alerte au 112, via leur téléphone portable.